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Thème : Ennuis
Mot clé : Accident

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Accident
Liste des 5 synonymes correspondant au mot clé :
Avarie [avaʀi]
Acadie
n. f.

Endommagement, sinistre, dégât matériel.

Étymologie et origine culturelle
Selon le FEW « Détérioration survenue à des objets soit pendant un voyage soit dans un magasin ». Le sens de ce mot, initialement appliqué aux navires, s’est étendu à des problèmes mécaniques et, par extension, à un accident.
 
Crêpe [kʁɛp]
Québec
n. f.

Événement fâcheux.

Étymologie et origine culturelle
À propos d’un accident, d’un événement fâcheux, on s’écrie « Ah c’est toute une crêpe », pour dire « c’est toute une affaire ». Est-ce la difficulté à retourner la crêpe, ou son aspect ondulé, comme de la tôle après un accident? L’emploi semble discutable et devenu plus limité.
 
Épéclée [epɛkle]
Suisse
n. f.

Accident engendrant des dégâts.

Étymologie et origine culturelle
Il semble qu’il y ait eu mélange de références entre péclée, « grosse quantité » (voir ce mot), et péclet, « serrure, verrou ». Le FEW donne les deux à l’article « pessulus ». On ne voit pas bien le rapport entre le champ notionnel « fermeture / ouverture » et les notions de « briser » et « écraser ». Cependant voir "pécloter" qui, selon certains, dont des lexiques suisses et le TLFi, renvoie à l’origine au mécanisme d’une montre défaillante (ça peut arriver même en Suisse !) et est appliqué au mécanisme d'un loquet. On peut émettre aussi une hypothèse : le mot péclet, désignant un loquet, que l’on retrouve dans pécloter : « mal fonctionner » (péclot est une forme alternative de péclet), a servi de base dans épécler, où le é- marque la rupture. Donc épécler peut signifier que l’on force l’ouverture. D’où un écrasement, des dégâts et même un choc accidentel. Mais cette hypothèse n’a pas de pleine référence textuelle. On parle aussi d'un homme qui « commence à pécloter », c’est-à-dire qui commence à avoir un dérangement dans sa santé.
 
Kakoune [kakun]
Nouvelle-Calédonie
n. m.

Coup fort, donné ou reçu (poing, pied, tête), gnon, beigne, car emploi familier; canon selon Christine Pauleau, "Français de Nouvelle Calédonie", Contribution à un inventaire des particularités lexicales, EDICEF, 1995. Emploi plus particulier pour les coups donnés par le bébé dans le ventre de sa maman. cf la bande dessinée de Bernard Berger : La Brousse en folie: "Pour de vrai on va l’appeler « Kakoune » à cause des coups qu’elle donnait dans le ventre de sa mère... (Berger, La Brousse en folie, tome, 1985-2011)" cité par Didier Bottineau, Les particularités du français calédonien (lexique, morphosyntaxe) et leurs enjeux sémantiques, pragmatiques et cognitifs, HAL Id: hal-01816877 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01816877, Submitted on 15 Jun 2018. BDLP signale l'expression "mouiller son kakoune, mettre un bon coup de poing". Voir "mouiller". Figuré: Choc subi dans un accident de circulation, un accrochage - tuméfaction.

Étymologie et origine culturelle
Langue locale.
 
Naufrage [nofʀaʒ]
Louisiane
n. m.

Incident, mésaventure, dommage.

Étymologie et origine culturelle
Le mot s’applique surtout aux bateaux. Les Louisianais, souvent d’anciens marins, ont connu ces naufrages ainsi que bien d’autres dommages de la nature ou de la vie quotidienne. Employé par hyperbole. On peut aussi rappeler la citation du Général de Gaulle :  « La vieillesse est un naufrage ».
 


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