Zaraguina, zarguina, zariguina
Bandit
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Canalisateur
[kanalizatœʀ] |
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Côte d’Ivoire | n. m. (Argot) (Spécialement) Bandit armé chargé, dans une attaque à main armée, de tenir en respect les victimes. |
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Coupeur de route
[kupœʀdəʀut] |
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Cameroun | n. m. Malandrin, voleur de grand chemin. Étymologie et origine culturelle Voir l’entrée « Zaraguina ». |
Côte d’Ivoire | n. m. (Surtout oral, péjoratif) Bandit opérant sur les routes de l'intérieur du pays où, par des barrages, ils arrêtent les véhicules et pillent les voyageurs. |
Tchad | n. m. Voleur armé qui attaque des voyageurs entre deux villages ou deux villes pour les rançonner. |
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Fahavalo
[faavalo] |
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Madagascar | n. m. Brigand, voleur. |
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Fellagha, fellag
[felaga, felag] |
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Maghreb | n. m. Bandit de grand chemin.n.m. (Péjoratif) Partisans armés de l'indépendance de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie.Étymologie et origine culturelle De l’arabe fellaga, « bandit de grand chemin ». Selon le CNTRL, le terme est issu de l’arabe classique fallāq « pourfendeur, casseur de têtes ». |
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Zaraguina, zarguina, zariguina
[zaʀagina, zaʀgina, zaʀigina] |
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Centrafrique | n. m. Bandit coupeur de route semant la terreur dans les campagnes. Étymologie et origine culturelle Possiblement issu de l’arabe saragin, le pluriel de sarag, « voleur ».
En Afrique centrale, les zaraguina, ou coupeurs de route, sont des bandes armées qui agressent les automobilistes. Il s’agit la plupart du temps de combattants démobilisés d’anciennes rébellions. Leur zone de prédilection est située au point de jonction entre la frontière du Tchad, du Cameroun et de la République centrafricaine. |
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Zenglendo
[zɑ̃glɑ̃do] |
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Haïti | n. m.
Bandit, voleur, assassin. |
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| Crime, violence, justice |
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Zombi
[[zɔ ̃bi]] |
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Haïti | n.m. 1) Personne coupable de méfaits graves 2) Paria, marginal 3) Esprit maléfique Étymologie et origine culturelle Selon la présentation d'une exposition sur les zombis, au Musée des Confluences à Lyon, en 2025, c'est d'abord en Afrique (Congo, Gabon, Angola) que le mot "désigne un esprit ou le fantôme d'un mort, souvent un enfant." Les religions ont influencé une évolution de sens, qui, en traversant l'Atlantique au moment de la colonisation et de l'esclavage, s'est plus étendu.
En Haïti, le mot désigne d'abord un "individu ayant commis des méfaits graves" dignes d'une justice menée par une société secrète, où il sera "zombifié", s'il ne s"acquitte pas de ses méfaits", c'est-à-dire condamné à errer comme un esprit, sous l'autorité d'un sorcier, dans un culte renvoyant au vaudou. Selon Franck Degoul (Dos à la vie, dos à la mort), il y a une peur de l'esclavage, notamment du corps, même après la mort. Ensuite le mot peut désigner un être marginal et désocialisé, ou souvent quelqu'un ayant des troubles psychiatriques, où il s’identifie à quelque esprit fantomatique, ou encore une personne se faisant passer pour un mort réanimé en zombi pour combler un manque dans la famille. Toutes ces acceptions sont tout de même éloignées des interprétations hollywoodiennes qui vont envahir films et jeux sanguinolents...
Aujourd'hui en Haïti le zombi est un être mystérieux, frappé d'une malédiction, entre une sorte de personnage de fiction repris dans le folklore local, ou un être bien réel, détaché du monde car drogué ou empoisonné. [[zɔ ̃bi]] |
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